05-03-2008 - L'ASSOCIATION ET LA REUNION DE TRAVAIL AU MINISTERE DE L'ECOLOGIE, DU DEVELOPPEMENT ET DE L'AMENAGEMENT DURABLE.
Compte rendu. ; Étaient présents Monsieur Emmanuel AUBRET, conseiller spécial au cabinet du secrétaire d'État chargé des transports.
Madame Cécile PETIT, déléguée interministérielle à la Sécurité Routière.
Monsieur Laurent COLLORIG, Chef de Cabinet.
La réunion s'est déroulée dans un esprit constructif et nos interlocuteurs nous ont prêté une oreille attentive. Nous avions en face de nous des personnalités décidées à faire évoluer les choses dans le bon sens et ouvertes à la discussion. Voila ce que nous avons proposé et les réponses qui nous ont été apportées.
¤ Le libre accès à la banque de donnée TRANS PV (aujourd'hui accessible aux seules assurances) aux avocats dès lors qu'ils sont mandatés par les victimes de la route. L'objectif étant de réduire la durée des indemnisations.
Il nous est répondu favorablement dès lors ou les problèmes éventuels liés à la CNIL soient ré solvables. Une étude est ouverte et nous serons tenus informés.
¤ Les mêmes droits à indemnisations pour les conducteurs des véhicules que les passagers par l'élargissement de la Loi Badinter ou l'obligation d'une clause prévoyant une assurance corporelle générale dans les contrats automobiles.
Il nous est répondu que cette question mérite d'être étudiée mais que la question de l'obligation d'une assurance corporelle générale pour les conducteurs pose la question du coût sur les contrats. Affaire à suivre.
¤ Nous avons remis en cause le pouvoir absolu des Procureurs de la République qui décident seuls du devenir des plaintes pour homicide involontaire. Nous demandons que cette décision appartienne à un collège de plusieurs magistrats. Nos interlocuteurs n'y s'y sont pas opposés mais nous n'avons pas eu de réponse claire. Nous demandons l'application pure et simple de la circulaire de la Garde des Sceaux Rachida DATI du 09-10-2007 rappelant aux magistrats de recevoir les familles de victimes de la route pour annoncer leurs décisions. Sur cette question, comme il n'y avait pas de représentant du Ministère de la Justice il nous est répondu que cette doléance sera adressée au service intéressé. Idem pour que les jugements pour homicides involontaires soient audiencés à part et idem pour que les familles de victimes puissent s'exprimer à l'audience de droit si elles en font la demande. Affaire à suivre.
¤ Nous demandons que les forces de l'ordre délivrent systématiquement un petit formulaire papier reprenant les informations minimales pour permettre aux avocats de commencer à travailler dans l'intérêt des victimes dès les premiers jours. Nous attirons aussi l'attention sur le manque réel de formation continue des Policiers et gendarmes en accidentologie. Il nous est répondu favorablement. Pas d'objection particulière et mesure simple à mettre en oeuvre concernant la remise d'un formulaire. Monsieur le Chef de Cabinet se charge de nous tenir informé. Pour ce qui est de la formation continue, une étude va être ouverte. Affaire à suivre.
¤ Nous demandons avec force la suppression des frais de consignation de justice exigés lorsque les familles de victimes veulent exercer un droit de recours. Cette mesure est destinée à limiter les excès de recours est injuste. Il nous est répondu là encore que cette question relève du Ministère de la justice. Cette demande a semblé légitime. Elle sera transmise au service intéressé. Affaire à suivre.
¤ Nous attirons l'attention sur les conditions de nomination des médecins experts. A ce jour, ces médecins sont mandatés et rémunérés par les compagnies d'assurances. Ils sont dépendants économiquement de ces dernières et leur travail est sujet à caution. Nous demandons qu'une liste de médecins experts soit remise aux victimes, lesquelles choisiront elles même le médecin qui se chargera de l'expertise. Cette proposition reçoit un accueil favorable et va faire l'objet d'un examen attentif. Nous serons informés de la solution adoptée. Affaire à suivre.