L'accès à l'information
C'est un facteur d'incompréhension majeur. En effet, après la survenance d'un drame de la route, la victime se retrouve seule face à plusieurs interlocuteurs que sont les services d'enquêtes, sa propre compagnie d'assurance et la compagnie d'assurance adverse. Les forces de l'ordre ne communiquent aucun renseignement tant que l'enquête n'est pas terminée. Nous proposons que les forces de l'ordre reçoivent pour instructions de communiquer systématiquement certaines informations par écrit aux victimes, au besoin, une fiche qui leur serait automatiquement remise reprenant les informations les plus importantes sans nuire à l'enquête en cours à savoir ;
---Le lieu, la date et l'heure de l'accident.
---Les véhicules impliqués et leurs immatriculations.
---Les noms des conducteurs impliqués.
---Les noms et les coordonnées des compagnies d'assurances des véhicules.
---La qualité des ou de la victime en ce qu'elle est conductrice ou non conductrice.
TRANS-PV
Les victimes de la route et/ou leurs avocats ne peuvent rien faire tant que la procédure d'enquête est en cours et qu'elle n'est pas transmise au parquet. La banque de données qu'est TRANS-PV (système de centralisation de tous les PV d'accidents de la circulation en provenance des services de police ou de gendarmerie) n'est accessible qu'aux seules compagnies d'assurances.
Il n'y a aucune justification valable pour que seules les assurances aient accès à TRANS-PV. Il faut que les avocats dès lors ou ils sont mandatés par une victime de la route puissent eux aussi y accéder. Ce service est alimenté par les services de l'Etat.
Une telle décision permettrait de réduire la durée des procédures, de tenir informé plus rapidement les familles endeuillées et d'alléger les services des parquets qui se verraient soulagés de la charge de travail c'est-à-dire faire des photocopies des procédures accidents de plusieurs dizaines de pages à chaque fois.
Il faut plusieurs semaines à plusieurs mois pour obtenir copie de la procédure en s'adressant aux Parquets. L'accès à TRANS-PV aux avocats mandatés par les victimes permettrait de réduire de manière significative la durée des procédures et de tenir informées les familles plus rapidement de leurs contenus.