Ces nouvelles peines plus lourdes sont un progrès et une vraie prise de conscience de nos politiques à la condition que les tribunaux l'appliquent dans toute sa rigueur ce qui est très loin d'être le cas.
¤ Les jugements rendus pour homicide involontaire frisent le ridicule eu regard des
des dégats causés.
¤ Les juges qui conservent une liberté et une indépendance totale continuent de
prononcer des peines proches du point zéro alors que la loi leur permet d'être
beaucoup plus sévère.
¤ Les peines de prison, quand elles sont prononcées ce qui est rarissime, ne sont
en pratique quasiment jamais effectives au nom de l'aménagement des peines.
¤ Les peines prononcées pour homicide involontaire ne sont d'aucune utilité car
elles n'ont rien de pédagogique, elles ne sont pas formatrices et sont sans
commune mesure avec ce que vivent les familles qui vivent ces décisions
comme une injustice supplémentaire.
¤ Enfin, une disproportion énorme entre une décision de justice pour homicide
involontaire et des infractions dites classiques au Code de la Route. Pour 135 euros et d'un retrait de 3 points du permis de conduire. Par comparaison,
ces aggravantes sont sanctionnés de quelques mois de suspension du permis
de conduire et d'une amende de 100 à 200 euros. L'échelle des peines n'a ici
plus aucun sens.
L'association propose ;
¤ Que les peines infligées par les tribunaux pour homicide ou blessures
involontaires à l'occasion de la conduite d'un véhicule soient effectivement
appliquées et effectuées dans leur intégralité.
¤ Maintenant que la loi a été durcie, il faut que les magistrats prononcent des
peines elles aussi alourdies. Il faut envisager des peines planchers comme cela
a été mis en place pour les délinquants récidivistes.
¤ Un peu de bon sens en infligeant des sanction adaptées, pédagogiques et
formatrices comme prononcer des peines de travail d'intérêt général à effectuer
dans des centres de réadaptation fonctionnelle, là ou finissent les grands
accidentés de la route.
¤ La sanction doit intervenir rapidement après les faits. Aujourd'hui, comme cité
dans notre page "la durée des procédures", la sanction n'intervient que des mois voir des années après l'homicide involontaire. Pendant cette longue période, le
responsable présumé continue de conduire et quand la sanction intervient, elle
n'a plus aucun sens pour lui comme pour les familles des victimes.
¤ Les amenders pour les faits d'homicide ou de blessures involontaires à
l'occasion de la conduite d'un véhicule sont ridicules car à peine à la hauteur
d'une amende de 4ème classe. Etant donné que les responsables des faits sont
couverts par leurs assurances, les condamnations en réparation des préjudices causés ne sont même pas à leurs charges. C'est ainsi qu'ils ne doivent le plus
souvent payer que quelques centaines d'eutos pour avoir volé une vie et détruit
une famille. Les amendes doivent donc être fixées à la hausse en tenant compte
des revenus de l'auteur pour que disparaisse le sentiment d'impunité.