---Combien de temps sommes nous restés près de toi? A pleurer en silence. pressés tous les trois, près de toi, ayant fermé la porte, à tes amis qui demeuraient, dehors, nous laissant à notre douleur. Un bref coup à la porte nous fit lever la tête. Déjà la machine administrative se mettait en marche.Il fallait remplir des papiers, répondre aux questions. Une enquête commençait. Quelqu'un vint vers moi. Désirez-vous faire un don d'organes,
Madame ? Non ! N'y touchez pas ! Ma réponse avait fusé, sans leur laisser le temps, d'objecter quoique ce soit. L'homme s'était retiré, discrètement, nous laissant à notre peine. J'étais revenue auprès de Toi, immobile comme si tu dormais.
---J'avais soulevé le drap, soudain, inquiète, brusquement. Que t'avait-on fait? Je remarquais ta cheville brisée, des hématomes sur ton petit corps endolori, le sang suintant de ton oreille, ta paupière tuméfiée,
tes belles mains fines griffées par les bouts de verre. Je sortis, ivre de colère, appelant la femme à l'entrée.
- Aidez moi à la déshabiller, lui ai-je, ordonné! mue par un pressentiment.
J'avais soulevé le drap, soudain, inquiète brusquement.Que t'avait-on fait? Je remarquais ta cheville brisée.des hématomes sur ton petit corps endolori.le sang suintant de ton oreille.ta paupière tuméfiée.tes mains griffées par les bouts de verre.Je sortis, appelais la femme à l'entrée.
- Aidez moi à la déshabiller, lui ai-je, ordonné!mue par un pressentiment.
- Mais, Madame, vous ne pouvez pas!
- Elle est ma fille, ma chair! Elle est à moi. Je veux vérifier si vous n'y avez pas touché, lui ai-je crié, horrifiée à l'idée qu'on puisse t'avoir touchée, brusquement.
---La femme avait hoché la tête, puis avait soutenu ton corps pendant que je retirais ta robe légère, observant, chaque centimètre, sans m'expliquer ce que je recherchais.Tu fus bientôt en slip et soutien gorge.Quelque chose attira mon attention.Tu étais blessée à l'aine aussi.. J'écartais, en
tremblant, légèrement, ta petite culotte aux dessins fleuris.
---Pétrifiée, je découvrais une vilaine et longue cicatrice, cachée dans l'aine, recousue à grands coups de fil blanc, grossièrement, soudain, était la.Vingt centimètres environ.Que t'avait-on fait, mon enfant? Je suis
sortie, hurlant ma colère, exigeant de voir un supérieur immédiatement.Ton père et ton frère me regardaient, n'osant comprendre ce que mes mots soudain voulaient dire.
---Un homme arriva, maladroit m'expliquant qu'on t'avait vidé de ton sang, qu'on t'avait injecté un produit spécial, pour empêcher ton corps de se décomposer. La cicatrice était trop grande.
---J'ai compris, depuis, qu'on t'avait pris tes organes. Qu'un jour, une jeune femme, grâce à Toi, aurait peut être la chance de donner la Vie à un enfant, sans même te dire merci.sans même nous avoir consulté.sans possibilité d'oublier cela..sans respecter notre décision.ni ton corps, Toi qui était partie, pour ne plus jamais revenir.
---Que savons-nous de ce que dit la Loi, en de tels moments, sur le don d'organes?
*Renseignez-vous avant qu'il ne soit trop tard, pour intervenir!!!
*Voyez votre pharmacien qui vous remettra une documentation à ce sujet.
*Vous devrez faire enregistrer votre décision sur le Fichier National à Paris
*Sans cette décision enregistrée, sachez que VOUS ETES DES DONNEURS POTENTIELS!!!sauf sur un enfant mineur! Et encore, si votre décision est respectée!
*Pensez à vérifier, si malheureusement, un tel événement, devait arriver!
*Pensez à en parler aussi à vos familles, à vos amis
*Faites vous enregistrer sur ce Fichier National.